Me voilà arrivée.
Seconde partie du voyage faite, du repos à Tokyo et dans l'avion où nous avions des sièges en rab'.
Je retrouve ma famille, contente de me revoir, mais je sens des tensions, je perçois des irritations et des bouderies entre eux. Ce sont des adultes qui se conduisent comme des enfants. La famille...
J'arrive chez moi, c'est un choc. Ça ne fait que deux ans. Pourtant, j'ai l'impression que la dernière fois, c'était une adolescente qui était partie. Je retrouve ma petite chambre et ses meubles superfétatoires, son encombrement de souvenirs et de bibelots poussiéreux. Je pose ma valise, et je sens l'odeur du renfermé, de l'humidité poisseuse et omniprésente. J'observe avec attention la nana qui était moi et j'ai envie de pleurer. J'ai envie de la serrer dans mes bras mais aussi de lui donner une grande claque derrière la tête. Dans mon placard, je retrouve ma tonne de petites affaires, mes souvenirs cassés, quelques CDs, des mangas, et une tonne de linge. Une tonne. Je ressors mes jeans d'ado, mes robes de midinettes, les p'tits hauts du lycée et de la Fac, une tenue pour ci, une autre pour ça. Il m'en fallait décidément beaucoup !
Je me rends compte que ce n'est plus vraiment moi. Mon placard à linge de Paris est honnête et tend à chaque printemps à un peu plus de minimalisme. Mes goûts ont changé. Mon regard sur tout aussi.
La Nouvelle-Calédonie m'a manquée. Le soleil dans les yeux des gens. Au bout de 4 ans, je t'assure que ce soleil-là n'est pas un mythe.
J'ai l'impression que ma mère a rétrécie.
J'ai envie de foncer à la baie des citrons pour pleurer les pieds dans le sable. Et aussi de me blottir dans ma couette à Paris, dans mon chez moi du présent plutôt que dans celui du passé...Que c'est à la fois bon et triste tout ça, Mathieu...
Seconde partie du voyage faite, du repos à Tokyo et dans l'avion où nous avions des sièges en rab'.
Je retrouve ma famille, contente de me revoir, mais je sens des tensions, je perçois des irritations et des bouderies entre eux. Ce sont des adultes qui se conduisent comme des enfants. La famille...
J'arrive chez moi, c'est un choc. Ça ne fait que deux ans. Pourtant, j'ai l'impression que la dernière fois, c'était une adolescente qui était partie. Je retrouve ma petite chambre et ses meubles superfétatoires, son encombrement de souvenirs et de bibelots poussiéreux. Je pose ma valise, et je sens l'odeur du renfermé, de l'humidité poisseuse et omniprésente. J'observe avec attention la nana qui était moi et j'ai envie de pleurer. J'ai envie de la serrer dans mes bras mais aussi de lui donner une grande claque derrière la tête. Dans mon placard, je retrouve ma tonne de petites affaires, mes souvenirs cassés, quelques CDs, des mangas, et une tonne de linge. Une tonne. Je ressors mes jeans d'ado, mes robes de midinettes, les p'tits hauts du lycée et de la Fac, une tenue pour ci, une autre pour ça. Il m'en fallait décidément beaucoup !
Je me rends compte que ce n'est plus vraiment moi. Mon placard à linge de Paris est honnête et tend à chaque printemps à un peu plus de minimalisme. Mes goûts ont changé. Mon regard sur tout aussi.
La Nouvelle-Calédonie m'a manquée. Le soleil dans les yeux des gens. Au bout de 4 ans, je t'assure que ce soleil-là n'est pas un mythe.
J'ai l'impression que ma mère a rétrécie.
J'ai envie de foncer à la baie des citrons pour pleurer les pieds dans le sable. Et aussi de me blottir dans ma couette à Paris, dans mon chez moi du présent plutôt que dans celui du passé...Que c'est à la fois bon et triste tout ça, Mathieu...
Mauricette Voisin
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