1h14 du matin
Je n'ai pas sommeil,je n'aime pas écrire sur l'iPad.
Jeudi déjà.
Je ne connais pas tes projets pour aujourd'hui.Je suppose que tu as des déplacements à faire.
Sans doute tes valises à avancer...après notre hypothétique câlin du matin,je me demande si tu voudras aller te ballader avec moi,penses tu que je puisse envisager aller chercher mes valises avec toi? Où dois je attendre samedi ?
Je sens un trouble en toi,j'aimerai que tu oses me parler...ce n'est pas facile de doser,tu as l'air de me dire que j'ai mon libre arbitre à hauteur du moment où tu objectes.
Je ne suis pas habitué à autant de liberté,j'ai peur d'abuser,j'ai peur de ne pas savoir le gérer.
J'ai besoin d'être rassuré par le dialogue.
N'est ce pas le moment de m'expliquer où l'on va ?
Navigues tu à vu toi aussi? As tu une quête secrète que tu manœuvres habillement?
Tu ne m'aimes pas OK,tu sembles certaine que nous n'aurions pas pu vivre en couple légitime longtemps OK.Que ressens tu pour moi alors?
D'où te vient cette certitude?
Ta gorge se serre lorsque je te pose ces questions en face,gageons que tu trouveras la force d'y répondre à l'écrit.
En quoi cela diffère t-il d'un projet de vie à trois dans une maison d'hôtes ?
Pardon de poser encore cette question,mais qu'elle est mon rôle ?Dois je être simplement l'amant gourmand et avide te ton corps? Suis je un complément d'un équilibre que tu cherches à atteindre?
Je refuse de croire que tu ne me trouves que des qualités physiques,que t'apporte je de plus? ( et dans ce cas là à moi de mettre un point d'honneur pour en garder l'authenticité )
Dois je demeurer dans cette position? Alors même que Ludovic semble consentir cette alternative ( ref: Vicky Barcelona l'autre soir)
Comprends bien,cette situation,je la ressens très difficile à gérer pour toi,je n'aimerais pas être à ta place.
Je cherche juste à savoir si tu nourris un projet pour demain ?; puisqu'il nous vient l'audace d'en parler en le conjuguant à trois.Puis je t'aider?
Je viens vers toi à découvert,sans tabou,protections,ni langue de bois.
Où qu'on aille,si tu veux encore de moi à tes côtés,je serai là,
Pour te prendre dans mes bras lorsque tu seras triste
Pour t'étreindre lorsque tu voudras te consumer d'Amour
Pour prendre tes mains dans les miennes quand tu auras une crise d'angoisse
Pour te soutenir dans tes projets
Pour te voir et te regarder comme mon égal,m'amuser de toi et te taquiner
Pour te voir t'offusquer de mes folies et te tortiller sous mes chatouilles,
et s'il faut que je disparaisse pour que tu sois heureuse à nouveau,alors je disparaîtrai.
Je ressens tout ce qui arrive comme une sorte de parenthèse. Ça fonctionne pour le moment, fragile et ténu, parce qu'on sait que ça ne peut durer éternellement. Ludovic t'a dit ce qu'il pensait hier soir. Une impression d'étrangeté, l'acceptation, parce que cette situation semble me rendre heureuse. Et qu'il accepte cet état de fait à cette seule et unique condition.
Je gage qu'en vérité, il ne connait pas ses sentiments sur le sujet. Qu'il ne sait pas quoi ressentir. Cette incertitude me fait aussi peur qu'à lui, car nous n'avons qu'une peur tous les deux, celle qu'il en souffre, et que par extension, j'en souffre aussi.
Je l'ai senti triste en le serrant dans mes bras, en berçant son sommeil, en écoutant sa respiration. Je crois que si mes journées t'appartiennent, il aurait souhaité que je lui réserve mes soirées et mes nuits. Ce soir, et pour les jours qu'il reste, je vais te demander de les lui accorder.Tu veux bien ?
Tu m'as parlé l'autre jour d'expériences similaires, ou presque, que tu as pu lire. Et tu as ajouté que des trois personnes, tu serai celle qui souffrirais. Tu as raison tu sais... Dans une relation triangulaire qui fonctionne, les liens qui se tissent sont unilatéraux. Ce sont trois personnes qui construisent un cocon dont chaque fibre est nécessaire. Je pense que cela ne fonctionnera pas pour deux personnes contraintes d'en partager une troisième, se tolérant sans pour autant partager des sentiments l'un pour l'autre.
Tu te poses beaucoup de questions quant à ton statut, ton rôle dans tout ceci. Je ne peux pas te donner une réponse toute faite, si une solution à toute épreuve, parce que je ne suis pas certaine de savoir moi-même quelle vérité est absolue. Je suis comme toi et comme Ludovic plongée dans une espèce de mic-mac émotionnel tantôt régi par la raison et par une envie d'ordonner nos vies, tantôt régi par des désirs égoïstes qui nous écorchent et nuancent notre bon sens.
Tu m'apportes un corps différent à découvrir, une parenthèse hors du temps où je n'ai pas à réfléchir à mon avenir, à des projets, aux comptes que j'ai à rendre à la société.
J'imagine combien tout ceci est difficile à entendre pour une personne ayant des sentiments en jeu dans cette affaire. Mais si tu souhaites des réponses, alors je me dois au moins d'essayer d'y répondre.
Cette situation ne pourra pas durer sur le long terme car toi et Ludovic ne pourrez pas vous caler sur une même vision des choses. Nous pourrons mener nos vies en parallèle, nous croiser de temps en temps, monter peut être des projets, avec nos familles respectives, celle que tu vas construire et la mienne que je suis en train de construire, mais pour l'instant, je ne vois malheureusement aucune issue satisfaisante. Pas de Vicky Cristina pour moi hélas, et je m'en désole...
Mathieu Genevois
Je ressens tout ce qui arrive comme une sorte de parenthèse. Ça fonctionne pour le moment, fragile et ténu, parce qu'on sait que ça ne peut durer éternellement. Ludovic t'a dit ce qu'il pensait hier soir. Une impression d'étrangeté, l'acceptation, parce que cette situation semble me rendre heureuse. Et qu'il accepte cet état de fait à cette seule et unique condition.
Je gage qu'en vérité, il ne connait pas ses sentiments sur le sujet. Qu'il ne sait pas quoi ressentir. Cette incertitude me fait aussi peur qu'à lui, car nous n'avons qu'une peur tous les deux, celle qu'il en souffre, et que par extension, j'en souffre aussi.
Je l'ai senti triste en le serrant dans mes bras, en berçant son sommeil, en écoutant sa respiration. Je crois que si mes journées t'appartiennent, il aurait souhaité que je lui réserve mes soirées et mes nuits. Ce soir, et pour les jours qu'il reste, je vais te demander de les lui accorder.Tu veux bien ?
Tu m'as parlé l'autre jour d'expériences similaires, ou presque, que tu as pu lire. Et tu as ajouté que des trois personnes, tu serai celle qui souffrirais. Tu as raison tu sais... Dans une relation triangulaire qui fonctionne, les liens qui se tissent sont unilatéraux. Ce sont trois personnes qui construisent un cocon dont chaque fibre est nécessaire. Je pense que cela ne fonctionnera pas pour deux personnes contraintes d'en partager une troisième, se tolérant sans pour autant partager des sentiments l'un pour l'autre.
Tu te poses beaucoup de questions quant à ton statut, ton rôle dans tout ceci. Je ne peux pas te donner une réponse toute faite, si une solution à toute épreuve, parce que je ne suis pas certaine de savoir moi-même quelle vérité est absolue. Je suis comme toi et comme Ludovic plongée dans une espèce de mic-mac émotionnel tantôt régi par la raison et par une envie d'ordonner nos vies, tantôt régi par des désirs égoïstes qui nous écorchent et nuancent notre bon sens.
Tu m'apportes un corps différent à découvrir, une parenthèse hors du temps où je n'ai pas à réfléchir à mon avenir, à des projets, aux comptes que j'ai à rendre à la société.
J'imagine combien tout ceci est difficile à entendre pour une personne ayant des sentiments en jeu dans cette affaire. Mais si tu souhaites des réponses, alors je me dois au moins d'essayer d'y répondre.
Cette situation ne pourra pas durer sur le long terme car toi et Ludovic ne pourrez pas vous caler sur une même vision des choses. Nous pourrons mener nos vies en parallèle, nous croiser de temps en temps, monter peut être des projets, avec nos familles respectives, celle que tu vas construire et la mienne que je suis en train de construire, mais pour l'instant, je ne vois malheureusement aucune issue satisfaisante. Pas de Vicky Cristina pour moi hélas, et je m'en désole...
Mauricette Voisin
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