Pizza,Tatouage,Saumon,Saint Sylvestre, WII ,asthme, Accrochage voiture

Vendredi  4 Octobre

Tu es venu me chercher à l'appartement après ton entretien décevant avec l'armée, pas de recrutement, seulement une réunion d'information. Il te faudra retenter ta chance en début d'année prochaine.
Pharmacie, tu es prévoyante, des médocs pour calmer ta toux, mais surtout la crème indispensable pour l'après tatouage. Je te regarde avec envie, même sans te toucher, je devine aux regards des gens qu'ils pensent que nous sommes en couple.
Déjeuner, nous allons dans la foulée faire des courses, Pizzas ? Oui, mais...avec une soupe alors, parce que sans doute, nos estomacs encore creux de la veille amenuisent notre jugement.
J'ai hâte d'être rentré, j'me fou de manger, je n'ai rien qui me donne plus envie que toi, je marche derrière toi, parce tu marches vite, parce derrière toi, je peux te regarder, et suivre ton effluve.

Pizza, bon choix, avec un filet d'huile d'olive, nous nous régalons. Finalement, nous n'ouvrons même pas la soupe.Mon frère revenant du sport mange avec nous.
Après un très court instant de repos, il est temps de partir pour ton Tatouage, nous partons en avance, je n'aime pas quand nous sommes dehors...dehors, je suis un satellite, j’ai à peine le droit de te frôler.

Tatouage, je ne suis pas un fervent adepte du tatouage, c'est transgressif, c’est la seule chose qui m'attire.
Je trouve ton choix très joli. Chaque minute passé à te coté me donne conscience du trésor et de la chance que Ludovic a .Ce temps passé à te regarder me permet de réfléchir, tu as raison.
Il ne tient qu'a moi d'aller me chercher ma Mauricette.
Nous sommes rentré directement a ton appartement, je te sens très fatigué, je suis si attentif à ton bien être, il faut que j'essai de penser à autre chose, ce n'est pas mon rôle, je ne suis pas ton copain.

Ludovic rentre, faux plan pour des plats italiens, tant pis, nous descendons faire des courses pour la soirée.
Saumon, je me lance dans la confection de petits fours, ça me rappel ma mère, je l'aidai étant jeune, nous accueillions souvent la famille à l'époque, donc souvent embauché aux cuisines.

Je suis inquiet pour toi, tu es vraiment fatigué, tu dors sur le canapé, j'ai envie de te prendre dans mes bras, te rassurer, m'allonger à tes cotés. Tu as une petite voix, je prends tes pieds, je les réchauffe.
Simon et Élise sont sympas, il me faudra encore un peu de temps pour me faire une idée.
Ils ont l'air de m'apprécier, même elle. Habituellement, je fais peur aux demoiselles, surtout de son style.
Je l'a soupçonne de détecter un truc, avec son méga scanner de femme. Elle n'a pas de théorie, mais elle ressent un truc.
Les grandes lignes sont tracées pour le jour de l'An. Un petit appui sur ton pied, tu as compris ? J’ai l'impression...ça serait quand même plus cool qu'on arrive à être seul, au moins le début du séjour, sous prétexte de l'installation du lieu.
ILS veulent venir en même temps, je ne sais pas quoi dire, ni même quels arguments pertinents utiliser pour parer cette idée, toi non plus semble t-il, sinon, laisser l'idée mourir et disparaitre seule sans l'alimenter. Mode sous marin engagé.
Wii, je te regarde danser, je te dévore des yeux, j'essai de penser à autre chose, parler avec les autres hommes, ça me détournera de tes petites fesses.
Asthme, finalement, voici comment mon corps décide de détourner mon attention. C'est plutôt bien joué.
Tu es inquiète, ça m'ennuie, ça me désole, je me sens bête.
Rentrer prendre de la ventoline, l'idée m'attire. Rester dormir sur le canapé, je ne sais pas quoi en penser, ça me parait triste à mourir comme chose.
Voiture, je suis sur la pas de la porte, attention à ce lustre Mathieu (me dis-je), j'attache mes chaussures, ça me désole encore plus de te laisser, sauf changement d'agenda, nous ne nous reverrons pas avant lundi matin (très tôt ^^).
Je n'aime pas te dire au revoir, j'essai  (très) gauchement de raccourcir le processus.

Ludovic, garage, départ en voiture, GPS téléphone en route, nous tournons à droite.
3 mins plus tard, un feu caché simultanément par un gros camion de déménagement et un arbre mal taillé.......le temps de me dire que moi, je ne serai pas passé au feu rouge, ou du moins que mon réflexe aurait été plus rapide...BOOOM !!!
Le gars descend très énervé de la voiture, je subodore qu'il veut mettre une tête au carré à Simon, je reste prêt à intervenir (je me demande ce que je fou là, j'ai les jambes qui tremblent légèrement, et mon asthme qui a coupé net grâce à l'adrénaline)
Le gars, un black typé Belleville, chope Simon par le col, il a l'air d'essayer de raisonner le gars, je le sens plus sous le choc de l'adrénaline que prêt à frapper, Elise et le copilote du black interviennent.
Je me tiens prêt, mais je reste certain que ça n'est que de la peur mal digérée.
Le calme revenu, constat, transformé en négoce, pas de constat finalement 200 euros échangés, on en parle plus.
Appartement. Il est 3H17 du matin, je vais me coucher.
Une dernière pensée pour toi, ton tatouage, cette journée...Dommage que je n'ai plus ton foulard.
Je n'aime plus les week-ends.
Je publie



Mathieu Genevois









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